Artisan de la mécanique, Charles Mochet se fit connaître en 1928 en présentant une bicyclette à pédalage horizontal: la roue arrière un peu plus grande que la roue avant, la selle est remplacée par un siège à dossier, sorte de chaise sans pied, placé très près du sol. Le pédalier, dont l'axe est à la hauteur du siège, transmet le mouvement à la roue arrière par une très longue chaîne. Une longue tige de direction à cardan permet au guidon de faire pivoter la roue avant. Ce premier "vélorizontal" est commercialisé au prix de 670 francs, au début des années 30. Charles Mochet, en fit la promotion sans aucune modestie ni retenue: "soyez moderne, ayez un vélorizontal, que pensez-vous de l'homme qui irait encore sur un grand bi?" L'inventeur met en avant le confort de l'assise et de la position de pilotage, de la puissance supplémentaire de pédalage, ou bien encore de la visibilité. (trois aspects que j'ai vérifié en tous points!!!). Mais ce nouvel engin se révéla bien peu pratique en ville et peu performant dans la montagne ou dans les virages. Après un lancement encourageant, les ventes ne tardèrent pas à fléchir. Il fallait trouver autre chose.....C'est ainsi que le vélocar connut ses heures de gloire dès les premiers congès payés de 1936: 2 posrtes de pédalage côte à côte, installés aux quatre coins des roues de voiture d'enfant. Pour atténuer la difficulté de pédalage dans les côtes, Charles Mochet alla même jusqu'à équiper ce Vélocar d'un moteur de 50 cm3. Mais ou loger les enfants? La concurrence de l'automobile, était trop forte. Survint alors la guerre et ses pénueries. Charles Mochet saisit sa seconde chance, et relance plein pot les Vélocars puis les Microvoitures, motorisées. Une fois la paix revenue, les grands constructeurs automobiles ne firent qu'un bouchée des inventions rocambolesques de Charles Mochet. Celui-ci jeta l'éponge pour se consacrer définitivement à la vente de système d'arrosage des pelouses!!!! Aujourd'hui, le "Vélorizontal" est tombé dans l'oubli du côté des fabricants français. Il a fallu attendre la semaine fédérale de l'an 2000 pour revoir en France les premiers vélos couchés. Et à présent, seuls les constructeurs Néerlandais ou Allemands peuvent vous équiper.

Les Avantages

Les avantages semblent en effet nombreux, à commencer par:

                - la suppression de l'appui douloureux au niveau de l'entrejambe. Ici le cycliste est plus ou moins couché mais s'appuie sur l'ensemble du dos. Le cuissard n'est plus obligatoire!!!!

                - Le développement de puissance supplémentaire car l'appui se fait depuis un siège relevé. On se souvient de Thierry Marie qui a vu sa selle à becquet interdite sur un contre-la-montre du Tour de France pour cause de favoritismepar rapport à ses adversaires.

                -Une meilleure pénétration dans l'air pour les modèles très bas. Les compétiteurs, qui équipent leurs engins de carénage avant/arrière, bénéficient en plus d'un véritable "effet turbo"

                - Une meilleure visibilité et une découverte agréable du panorama qui s'ouvre devant vous.

                -Une vitesse élevée sur le plat et dans les descentes et plus rapide parrapport à un vélo traditionnel.

                -Une fatigue moins importante du cycliste sur les longues distances.

                -Une pulsation cardiaque haute moins importante que sur le vélo traditionnel (environ 10 pulsations/minute en moins)

Mais il est vrai que le vélo couché n'est pas avantagé dans les montées et les ascensions de cols. Il faut avoir le développement adéquat. Et vous ne pourrez pas rouler en danseuse!!!

Premier essai

Le plus difficile, c'est de se décider, ensuite, c'est du pur bonheur!!!

Un pied à terre, vous hésiterez un peu avant de vous lancer, mais il n'y a aucun risque de chute au démarrage, si ce n'est une petite glissade. Ensuite, il faudra vous habituer à la sensibilité de la direction: le moindre coup de guidon et le vélo tourne. Mais vous comprendrez également que ce n'est pas plus difficile à faire avancer qu'un pédalo sur un lac!!!. Il faut se coucher sur le siège, se laisser aller malgré la position inhabituelle de pédalage et le tour est joué. Mais ne croyez pas non plus que l'engin avance tout seul. Comme sur un vélo traditionnel vous allez devoir appuyer sur les pédales!!!! Seule différence: la vitesse atteint très rapidement les 30 km/h. Après quelques kilomètres, vous comprendrez également que les cuisses ne travaillent pas de la même manière que sur le vélo traditionnel: sur un vélo  couché, les quadriceps sont fortement sollicités. Les courbatures sont inévitables....mais le plaisir de conduire est tel que vous n'aurez qu'une seule envie: renouveler l'expérience!!!!

Comment choisir?

Le choix des équipements, suspension, pneumatiques, ...va dépendre de votre niveau et type de pratique. Mais sachez d'ores et déjà que par rapport au vélo traditionnel, les données restent relatives: le Bent de course ira, bien évidemment plus vite que n'importe quel vélo de course. Par contre, un vélo couché randonneur ira au minimum aussi vite qu'un vélo droit du même type, mais il ne pourra pas se comparer à un vélo de course en carbone. De même que le Bent équipé VTT sera logiquement moins performant qu'un VTT, pour un usage exclusif tout-terrain. Pour les ascensions de cols vous devrez prendre en compte la hauteur du vélo couché. Plus il sera bas, plus il sera rapide. Veillez à choisir également un vélo bien maniable si vos parcours sont sinueux. Si vous transportez des bagages, rien ne vous empêche de l'équiper de saccoches adaptées.

Adresses utiles

www.bentrideurs.com

www.hpv.org

www.veloscouches.com

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